Pigiste urgentiste

Publié le par Blog de La Rédac Nomade

Urgent, pressé et speed : voilà trois mots qui sont censés caractériser le soit disant rythme infernal des journalistes. En tant que pigiste, on a vite fait de relativiser cette agitation frénétique permanente des rédacs. C’est d’ailleurs très amusant de voir comment l’urgence est interprétée différemment dans les titres pour lesquels on bosse.

Le pire, quand on est soi même débordée de travail, ce sont les quotidiens qui vous commandent un dossier hyper pressé qui doit être rendu sous une semaine. « C’est pour hier, tu comprends ? Je n’ai pas le choix, je me suis mal organisé. Si tu acceptes, il faut absolument assurer le délai. »

C’est ce qui m’est arrivée avec un titre online que je connais bien. Je sais qu’ils travaillent en fil tendu, et qu’en général, une fois l’article rendu, il paraît trois jours après maximum. Alors, j’ai respecté le deal bien sûr, mené une bonne enquête, bossé le week end par conscience professionnelle et surtout pour ne pas faire déraper la chaîne de relecture et de mise en ligne.

Au final, toute fière, j’ai rendu mon dossier le jour et l’heure dite. Pas de nouvelles, bonne nouvelle... Une bonne semaine plus tard, un petit e-mail était tombé : « Ah au fait je ne t’oublie pas mais je suis débordée ! Je reviens très vite vers toi par rapport au dossier. »


Je me suis retrouvée dans cette situation en novembre dernier, il y a donc quatre mois. Et le dossier a été mis en ligne aujourd’hui… De quoi devenir définitivement zen face au stress urgentationiste des rédactions !
Laure.

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Pierrot 29/09/2010 18:19



Bonjour,
Envoyé mail à votre blog.
J'ai vécu le bon moment des journalistes pigistes avec beaucoup de déplacements en Europe et ailleurs.(1970 à 2008) Aujourd'hui à la retraite, j'apprends que beaucoup de reportages se font
par e-mail, téléphones... Tristesse !!! Que les textes sont mâchés et remâchés avant de paraître, au point que l'on ne reconnaît plus son texte. C'est la raison de ma démission récente comme
correspondant d'un grand quotidien de ma région (33)
Cordialement et bon courage
Pierre Haertelmeyer


 



Majida 23/04/2009 11:45

Bonjour, ah oui l'urgence dans toute sa splendeur !! :) Etant un petit maillon de la "chaine médiatique" (attachée de presse), je comprend (mieux) les délais parfois très short selon les rédactions...online ou non, perdiodicité...c'est pour cela qu'il faut savoir être "flexible" (nouveau terme à la mode!) aussi bien pour le journaliste (pigisite ou non) que pour l'attaché de presse ! Longue vie à la Redac Nomade !!