Urgent, pressé et speed : voilà trois mots qui sont censés caractériser le soit disant rythme infernal des journalistes. En tant que pigiste, on a vite fait de relativiser cette agitation frénétique permanente des rédacs. C’est d’ailleurs très amusant de voir comment l’urgence est interprétée différemment dans les titres pour lesquels on bosse.
Le pire, quand on est soi même débordée de travail, ce sont les quotidiens qui vous commandent un dossier hyper pressé qui doit être rendu sous une semaine. « C’est pour hier, tu comprends ? Je n’ai pas le choix, je me suis mal organisé. Si tu acceptes, il faut absolument assurer le délai. »
C’est ce qui m’est arrivée avec un titre online que je connais bien. Je sais qu’ils travaillent en fil tendu, et qu’en général, une fois l’article rendu, il paraît trois jours après maximum. Alors, j’ai respecté le deal bien sûr, mené une bonne enquête, bossé le week end par conscience professionnelle et surtout pour ne pas faire déraper la chaîne de relecture et de mise en ligne.
Au final, toute fière, j’ai rendu mon dossier le jour et l’heure dite. Pas de nouvelles, bonne nouvelle... Une bonne
semaine plus tard, un petit e-mail était tombé : « Ah au fait je ne t’oublie pas mais je suis débordée ! Je reviens très vite vers toi par
rapport au dossier. »
Je me suis retrouvée dans cette situation en novembre dernier, il y a donc quatre mois. Et le dossier a été mis en ligne
aujourd’hui… De quoi devenir définitivement zen face au stress urgentationiste des rédactions !
Laure.
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