Sensibilisée dès le début de l’annonce de risque de pandémie de la grippe, car mon conjoint était à New York, j’ai suivi de très près les informations
sur cette grippe A H1N1... De plus en plus en colère contre les journalistes. Et ce matin, c’est l’info qui fait déborder le vase : on nous répète depuis trois jours que des contrôles
sont faits à la sortie des avions en provenance du Mexique et des Etats-Unis… C’est archi faux ! Mon conjoint n’a eu ni contrôle, ni information, pas même un relevé d’adresse… Des interviews
radios, des reportages TV le montrent.
Alors comment des journalistes peuvent-ils encore colporter ces mensonges, notamment sur les ondes ? Idem pour les cellules de crise vers
lesquelles est orienté le public. Les journalistes les ont-elles appelées? Il y a trois jours, celle du Quai d’Orsay a reconnu le manque d’information et m’a orientée vers celle du
ministère de la santé. Après m’avoir répété trois fois de ne pas m’inquiéter, une femme m’a assuré qu’une prise de sang à l’arrivée de mon conjoint nous permettrait de savoir s’il risquait de contaminer notre très jeune enfant… Info vérifiée et archi fausse, même dangereuse.
Le rôle des journalistes est primordial dans cette crise. Que l’information
officielle soit tronquée (au bas mot !) pour être rassurante c’est une chose. Mais que les journalistes reprennent texto ces informations trompeuses, c’est continuer à jeter le discrédit sur
une profession qui n’en n’a vraiment pas besoin ! Nous ne sommes pas les relais de la parole officielle.
Par Sabine Ganansia/La Rédac Nomade
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Publié dans : Médias Débats
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