Coup sur coup, deux Ovni, (ben oui, quoi des journaux en papier !), naissent parce qu’Internet
existe. L’un, gratuit, est la version papier du site Femininbio.com, le second, est Vendredi, le nouvel hebdomadaire qui propose une
sélection des meilleures infos du Net.
Je ramasserais sans doute le premier lorsque j’irai faire mes courses dans le Biocoop en bas de chez moi, mais je savourerai, sans hésitation et avec gourmandise, le second, le vendredi comme son titre l’indique. En effet, depuis que les grands médias ont migré sur le Web j’ai tendance à privilégier l’écran qui fait cligner des yeux au papier imprimé qui tache les doigts. Sauf le mercredi quand j’achète le Canard enchainé qui, lui, résiste à la mise en ligne de ses indiscrétions. Et voilà que me prend l’envie de dépenser 1,50€, cette fois pour un journal qui glane l’information produite par les internautes de la blogosphère et autres nids à buzz.
Oui, ne serait-ce pas un acte de résistance ? Certes un peu désuet. Mais, j’avoue, je suis démasquée, j’aime beaucoup l’idée qu’un journal vendu en kiosque propose sa propre sélection d’une actualité vu du Net au-delà des potins sur le présumé père du bébé de qui vous savez.
Alors que des journalistes de renom se triturent les méninges pour monter des modèles économiques viables à la création de sites d’information ex-nihilo, je me réjouis qu’un Jacques Rosselin ait le culot, 20 ans après avoir créé, Courrier International, de proposer une approche journalistique de l’expression citoyenne du Web.
Et voilà, que l’information née hors des
médias traditionnels, se matérialise ! Juste consécration sur texte imprimé d’une autre parole. Cela me donne donc l’espoir sur la survie de notre métier et sa capacité de résilience comme
dirait le psychiatre Boris Cyrulnik. Internet contribue à l’érosion de notre profession, mais ce n’est pas une fatalité. Tout se recycle, le papier
du journal et même le métier de journaliste. Sophie

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