Publicité

Carnet Nomade

Vendredi 13 mars 2009


Dépister la délinquance au berceau…

L’idée fait des émules, comme le montre ce permis à points, instauré dans une école de l’Est de la France. Chaque semaine, les élèves ont un quota de 10 points qui sont décomptés en fonction de leur comportement.
Une insulte ou une bagarre vaut deux points, le fait de « ne pas se déplacer dans le calme » ou d’abîmer ses affaires en vaut un, etc. A la clé, une convocation des parents si l’enfant n’atteint pas la moyenne à la fin de la semaine. Au bout d’un semestre inférieur à 5 points, « mise en place d’une équipe éducative comme le stipule le règlement » avant « l’ultime solution », l’expulsion de l’élève fautif…
Un relent de « bonne vieille méthode à l’ancienne » en totale contradiction avec toutes les études (qui ne datent pas d’hier) qui montrent qu’il vaut bien mieux valoriser un enfant pour ses progrès plutôt que de le stigmatiser ses fautes. Et pourquoi pas moins deux points si tu ne dénonces pas ton petit copain sans papiers, moins un si tu lui prêtes un crayon...

Par Sabine Ganansia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 janvier 2009


Consternant ! Samedi dernier, je me suis rendu à la manif parisienne de République. Comme beaucoup, pour dire stop à la boucherie de Gaza, à ce terrorisme d'Etat qui s'exprime dans la plus grande impunité depuis plus d'un demi-siècle.
Je souhaitais aussi me faire une idée des mouvements en présence. Et là, ça a été le choc ! Si je n'avais pas eu le projet de faire aussi quelques images, je serais probablement parti au bout de cinq minutes.
Arrivé à 16h à République, je n'ai pu voir la tête de manif : les officiels, les people de l'extrême gauche, les syndicats... Mais j'avais aussi peut etre raté le pire : les supporters de Kemi Seba, le Parti des Musulmans de France, les mollahs et femmes en blanc du centre Zahra, les Indigènes de la République et leurs banderoles appelant au soutien du Hamas... bref, pas les plus modérés. Malheureusement, il y avait encore de la réserve.

Durant près de trois ou quatre heures, c'est au milieu des portraits de Nasrallah, des kalachnikovs des étendards du hezbollah et des slogans pro-hamas, que j'ai remonté la manif, avec un malaise grandissant. 
Cheikh Yassine mis sur le même plan que Jean Moulin, des croix gammées partout nazifiant les symboles israéliens, des cris haineux, mais à peu près maîtrisés (on disait "sionistes" et non "juifs")... la manif était complètement prise en otage par les islamistes et leurs soutiens, exaltés par les "Allahou Akbar" des sonos. J'ai croisé les cortèges bien remplis de l'UOIF, de la Capjpo où se mêlaient, chaque fois, drapeaux jaunes du hezbollah et slogans islamistes. J'ai pu finalement filmer quelques pacifistes, un peu perdus et ahuris sans doute au milieu de cette agitation religieuse .

Les médias français étaient aussi la cible des manifestants, presque plus encore que les Etats arabes. Normal, nous ne pratiquons pas la propagande djihadiste des chaînes pyromanes arabes !  Je repense à ce responsable CSA que j'interviewais il y a quelques mois et qui m'expliquait les raisons de l'interdiction de la chaîne du hezbollah : Al Manar... Aujourd'hui, ce discours ne passe plus seulement par les paraboles, il est dans les rues de Paris, hurlé dans les hauts-parleurs !

Cette semaine, j'ai passé quelques coups de fil à des amis et journalistes de Casablanca. C'est la même consternation. Mais ici et là, naît un début de mobilisation des musulmans laïques, encore peu audible : le Manifeste des Libertés, la pétition de SOS libertés dans El Watan, les différents appels ou pétitions contre l'instrumentalisation communautaire, quelques personnalités ou intellectuels arabes... Enfin !
Pour les démocrates, les laiques, il n'est plus possible de défiler avec les religieux. Comme désormais avec le mouvement féministe, divisé en deux en France depuis l'affaire du voile, le mouvement de soutien au peuple palestinien doit également séparer le bon grain de l'ivraie. Les deux projets politiques, l'un laïque et démocratique, l'autre théocratique et totalitaire sont inconciliables. 
Cette clarification nécessaire ne nuira pas à la solidarité en faveur des Palestiniens, bien au contraire.


Voici les images que j'ai prises ce samedi 10 janvier à la manif :





Par Yann/La Rédac Nomade
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008

Birkenau - voyage avec Charles Gottlieb, ancien déporté












Jeudi dernier, un "voyage de la mémoire" était organisé à Auschwitz par le Conseil général des Alpes-maritimes pour des classes de 3ème de cinq collèges de la région. J'étais aussi du voyage avec quelques enseignants et treize journalistes de la presse nationale et internationale (TV bulgare, journal brésilien, Monde Diplo, VSD, Time Magazine...).

L'idée est née en 2003 de l'intérêt manifesté par plus de 150 gamins pour le témoignage de Serge Klarsfeld lors d'une journée pédagogique initiée par Martine Ouaknine (maire adjointe de Nice et ex-président du CRIF Sud-Est). Près de 6000 jeunes ont depuis fait le voyage. Cette fois encore, Charles Gottlieb, 83 ans, rescapé des camps, les accompagnait.
 Voici quelques images que j'ai faites de la journée.


Charles Gottlieb rescapé d'Auschwitz-Birkenau témoigne
envoyé par Yann333


Le lendemain du voyage, Xavier Darcos présentait les nouveaux outils pédagogiques pour enseigner la Shoah en primaire
www.shoah.education.fr (site réalisé par le ministère de l'Education nationale)
www.grenierdesarah.org
Par Blog de La Rédac Nomade
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 2 décembre 2008

 AVANT - APRES

 

Oui, c'est un peu cheap ! Avant au PS, nous avions de jolis badges qu'il fallait nous arracher. Mais c'était la gauche institutionnelle, avec une organisation bien huilée, un S.O. pas rigolo et bien formé au combat. Rien de tout ça aujourd'hui au Parti de Gauche. A l'entrée, on vous glisse désormais un bout de papier griffonné "presse". Pas même le logo tout neuf du Parti ou un autocollant ! Du brut et un dossier de presse aussi indigent qu'accidentellement écolo.

Un badge un peu à l'image de cette gauche actuelle désordonnée et brouillonne d'où tout peut sortir, le meilleur comme le pire, le rassemblement comme le plus grand émiettement. Une gauche dont les contours restent aussi précis que ceux de ce bout de papier qui semble déchiré avec les dents.

Quoi de plus incertain que la gauche aujourd'hui ?
Un PG mélenchoniste qui espère fédérer au maximum tout en se séparant résolument de la stratégie révolutionnaire du NPA. Un NPA aux mêmes ambitions fédératrices, mais peu encline à faire alliance avec une gauche réformiste. Un PC qui se demande avec inquiétude s'il existe encore. Un PT qui continue sa route solitaire sous un nom plus sympa (le POI). Des écolos inhabituellement moins chamailleurs. LO qui exclue des militants qui lorgnent trop sur le NPA.
Un camp Aubryste tachant de recoller tout et son contraire, des Fabiusiens nonistes aux strauss-kahniens centristes, obligé de renouer avec les synthèses improbables et le consensus mou "hollandais". Une éternelle candidate Royal qui ne désarme pas, quitte dans un désirs d'avenir proche (avant 2012), à en finir peut être avec le PS si la place ne lui est pas cédée d'ici-là. Une "gauche moderne" qui part avec Bockel dans une aventure blairiste hasardeuse face au créneau étroit qui lui est offert... Oui, c'est difficile de voir clair !

Yann
 

J'étais au meeting du Parti de Gauche samedi dernier.
Voici quelques images que j'ai prises :


Par Yann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 novembre 2008

 

 

Moscovici à la Mutualité, 25 nov. 2008 Une jolie pagaille ! A mon arrivée à la Mutualité ce mardi 25 novembre vers 18 heures, il semblait y avoir plus de journalistes que de socialistes. C'était le vote très attendu du Conseil national du PS. Photographes et JRI étaient interdits d'entrée. Agglutinée au-dessus d'une table, une nuée de journalistes etouffaient deux responsables com PS, à peine visible sous une incroyable forêt de bras tendant des cartes de presse. Tous s'impatientaient, pestant contre l'organisation.

 

 

Vote du Conseil national du PS à la Mutualité La consigne était stricte et elle m'a été rappelée par le service d'ordre socialiste à l'entrée de la grande salle : « Si vous sortez un appareil photo, on vous sort tout de suite ! » J'ai donc pu assister au vote qui s'est déroulé, aussi étonnement que cela puisse paraître, de façon très sereine et sans contestation. A mains levées. Sans surprise, le rapport de la Commission de récolement a donc été accepté par 159 voix pour, 76 contre et 2 abstentions et l'élection de Martine Aubry, enfin validée. Un petit discours - qui ne rentrera sans doute pas dans l'histoire - de la nouvelle secrétaire générale, des promesses de rénovation qui ne mangent pas de pain, des applaudissements et tout le monde regagne presto la sortie où une meute de journalistes retenus par le fameux service d'ordre est prête à fondre sur le dos des éléphants.

 

A l'extérieur, une quinzaine de manifestants ségolinistes manifestent avec des pancartes : « Les militants demandent un nouveau vote ». Alors que je m'apprête à filmer une des manifestantes du groupe, celle-ci vient vers moi et me demande sèchement si j'ai une carte de presse. La question m'a fait sourire et je crois ne pas avoir répondu. Je pensais naïvement que le but d'une manifestation était d'être vu et entendu...

Avec l'arrivée des nouveaux supporters socialistes, nous avons vraiment aujourd'hui au PS, deux cultures militantes. Je me suis rendu compte très vite de cette fracture culturelle lorsque j'ai couvert les Universités de La Rochelle. Les réponses des partisans de Ségolène Royal étaient en effet des plus déconcertantes pour qui est habitué à entendre des réponses politiques à des questions politiques. Force est de constater que nous étions là dans un autre registre : de l'émotion, de la personne... même si le dévouement et l'énergie déployée pouvait être identique que celle des autres socialistes. 

 

Le PS a beaucoup critiqué la présentation caricaturale que les journalistes ont fait du parti, notamment à la Rochelle. Peu de journalistes il est vrai se sont réellement intéressés au fond des débats, préférant courir les cafés de la Rochelle pour voir qui mange avec qui, qui fait bande à part... Alors envoyé par un mensuel, je ne pouvais me passionner pour tous ces échanges complotistes, sachant que les alliances allaient changer à peu près toutes les heures. J'ai donc suivi assez studieusement les ateliers, souvent passionnants, sur l'école publique, la laïcité, l'audiovisuel, l'Europe...  me faisant pourtant peu d'illusion de ce qu'il en resterait une fois les hostilités de succession ouvertes. Les ateliers étaient totalement désertés par les journalistes qui avaient probablement anticipé la guerre qui s'annonçait. Peut-on leur en faire grief ? Reims nous confirmera que ce procès fait aux journalistes était peut être injuste.

Des idées, il n'en reste rien. Et une fois de plus, tout s'est effacé sous la guerre des egos.

 

 

Voici une petite vidéo ambiance que j'ai faite ce soir-là à la Mutualité :

 

Par Yann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 octobre 2008

En surfant sur le site de l'hebdomadaire marocain Telquel, je découvre un titre : "Peine de mort : demain l'abolition". C'est mot pour mot le titre que j'avais donné à un article dans le même hebdo trois ans plus tôt. Etonnant, non ?

Il faut croire sans doute que sur certains sujets le Maroc ne bouge pas vite. En mai 2005, j’écrivais donc pour Telquel « Peine de mort : demain l’abolition ? ». Un titre qui se voulait aussi sans doute prophétie auto-réalisatrice. Le sujet était alors peu vendeur dans les rédactions et moins encore au début des années 2000 où l'on m'opposait invariablement un "Ce n'est vraiment pas la priorité du Maroc" ou "Moi je suis favorable à la peine de mort, si tu arrives à faire un papier neutre... ". Je n'en avais évidemment aucune envie. Je n'ai jamais été très favorable non plus à ces "pour/contre" n'importe quoi dans la presse qui ne font souvent que souligner l'absence de prises de position, voir de ligne éditoriale tout court. J'ai pourtant réussi à caser nombre d’articles sur ce sujet dans la presse française et marocaine. Le sujet me tient à coeur et j'y ai également consacré un blog http://peinedemortaumaroc.over-blog.com, conçu au départ comme simple revue de presse pour l'Observatoire marocain des prisons (OMP) avec lequel j'étais en contact.



 Octobre 2008, Telquel refait donc un papier : « Peine de mort : demain l’abolition ? ». Une petite bourde journalistique bien sûr (1), mais surtout la preuve d’un désespérant immobilisme sur cette question. Rien n’aurait donc bougé ?


En 2005, tout semblait pourtant mûr pour une abolition proche. Des avancées démocratiques récentes (comme le Code de la Famille), une coalition abolitioniste motivée, les premiers débats télévisés sur le sujet, un ministre de la Justice alors favorable à l’abolition (Mohammed Bouzoubaâ), quelques partis (encore rares) déjà mobilisés et puis… rien ! Pire, on pourrait presque aujourd'hui parler de recul. Le Maroc refusera en effet de signer le moratoire onusien sur la peine de mort alors même qu’il pratique un moratoire de fait. Il continue de plus bel aussi à prononcer des condamnations à mort.

Enfin, le religieux s’invite en force dans les colloques consacrés au sujet. Désormais, comme

 

Quand parlera-t-on enfin au Maroc de la peine de mort du point de vue du droit naturel, de la dignité humaine et non comme une question avant tout marocaine et prise en otage par le choc des civilisations ? Car le droit à la vie n’est pas une valeur occidentale comme veulent nous faire croire aux Maroc certains opposants à l'abolition (plus rares qu'on ne le laisse entendre d'ailleurs) ou semblait vouloir nous faire croire également le prêcheur Tariq Ramadan au 3ème Congrès mondial contre la peine de mort, à Paris. M Ramadan parlait alors de l’appel à l'abolition comme d’une "arrogance de l'Occident", "donneur de leçons" et aux relents "néocolonialistes". C’est assurément une erreur d’ECPM (Ensemble contre la peine de mort) de l’avoir invité. L’association qui a fait un travail extraordinaire de lobbying auprès d'Etats et d'instances internationales était pourtant jusque-là dans une logique universaliste. Celà n'enlève rien au travail formidable de cette association et au dévouement sans limite de son président Michel Taube. Juste une erreur de casting. C’est ce que j’ai écrit dans une chronique  qui m’a valu plus tard le refus d’une interview de la part du prêcheur en question, visiblement peu enclin à échanger avec ses contradicteurs.

Poser la question de l'abolition hors du champs religieux peut tout à fait se concevoir (d'autant que le Code pénal marocain est plus inspiré du Code pénal français que de la chari'a!). L'approche restée très traditionnaliste du Plan d'intégration de la femme dans le développement (ancêtre du Code de la Famille) avait - on s'en souvient - paralysé toute avancée. Il aura fallu une fois de plus l'arbitrage royal pour que le Code de la famille naisse dans cette première version (en espérant aujourd'hui une seconde allant dans un sens toujours plus égalitaire, notamment en matière d'héritage). Faudra-t-il sur le dossier de la peine de mort, attendre là aussi une initiative du roi Mohammed VI pour que les choses bougent enfin ? L'inertie des partis politiques pourrait le laisser à penser. Et la presse dans tout ça ? Les journalistes marocains sont nombreux à être aujourd'hui sensibilisés à cette question. Face à cette force d'inertie des partis, la presse a encore un beau rôle à jouer.  Yann
 

(1) La journaliste de l'hebdo qui m'avait contacté avant l'article pour me demander mon avis et quelques contacts n'avait certainement pas vu ce premier papier. En revanche, elle a dû reprendre l'accroche (identique au titre) de mon blog. 

Autre article : "
Au quartier B des condamnés à mort" (Telquel)

les partis politiques marocains dont on connaît la frilosité et l’attentisme, les ONG marocaines parlent, elles aussi, d’un "nécessaire consensus préalable". S’il s’agit d’accorder les positions de l’ensemble des islamistes du PJD avec celles des partis plus progressistes comme l’USFP ou le PPS … on va sans doute encore attendre quelques années !
Par Yann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008

Depuis que je fais une enquête sur les études on line avec Laure, je sais que tous les commentaires sur une marque sont traqués et utilisés. Alors j’en profite pour crier haut et fort (Eh, tracker, tu m’entends ?) qu’il ne faut jamais, mais jamais imprimer ses billets SNCF, non échangeables, non remboursables même avec la carte Grand Voyageur.

Journaliste nomade et exilée volontaire sur ma presqu’île, j’emprunte toutes les semaines le TGV pour Paris le jeudi. C’est pour ainsi dire ma seconde maison. J’y ai mes habitudes, ma copine TGV et une tendresse pour les contrôleurs avec leurs bonjours à répétition. La semaine dernière, c’est confiante que je tends mon billet imprimé (pour une fois) au contrôleur, en discutant de fraudes avec lui. « Justement, on en parlait, me dit-il, ce billet est pour jeudi, nous sommes mercredi ». « Oui. Mais non. Enfin, vous comprenez. Habitude. Tous les jeudis. Pendant trois ans, et là mercredi. Bonne foi… » Bref, rien n’y fit. J’ai donc payé deux billets, plus la pénalité pour non présentation du titre de transport (c’était un coriace), pour me retrouver au final sans place assise. Une heure et demie plus tard, le contrôleur suivant validait mon billet imprimé, sans problème. Ils ne regardent jamais les dates. Sauf ce contrôleur-là, ce matin là.

Sabine 

Par Sabine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Fil RSS

  • Flux RSS des articles

Recherche

Qui sommes-nous ?

  • : La Rédac Nomade est une équipe de 7 journalistes, mobiles à l'international, qui associent leurs spécialités pour proposer des sujets adaptés aux attentes des rédactions. Pour contacter tous les journalistes de La Rédac Nomade : tribu@redacnomade.com
  • Recommander ce blog

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus